LES QUESTIONS QUI IMPORTANT

Un Budget municipal 2017 pour tous : Demandes communautaires

POURQUOI C’EST IMPORTANT

Investir dans l’infrastructure sociale est tout aussi important que de bâtir une infrastructure physique (comme le système de train léger, les routes et les égouts). L’infrastructure sociale rassemble toutes nos ressources communautaires : ce sont les organisations, les services, les gens et les réseaux qui se préoccupent de la santé et du bien-être de notre collectivité. L’infrastructure sociale d’Ottawa comprend d’importants services dont nous avons besoin comme le logement, la garde d’enfants, le transport en commun et les services communautaires. Une infrastructure sociale solide nous aide à obtenir des communautés en santé et le bien-être de tous.

NOUS CROYONS QUE

Voici ce que nous demandons au conseil municipal :

  1. Infrastructure sociale – Aide immédiate : Dans le budget de 2017, accorder une enveloppe budgétaire supplémentaire de 500 000 $ par année pendant 2 ans pour atténuer les pressions subies par les services sociaux communautaires qui sont financés par la Ville.
  2. Infrastructure sociale – Investissement à long terme : S’engager à travailler avec des partenaires communautaires en services sociaux pour élaborer un plan à long terme d’investissement en infrastructure sociale. Notre plan aborderait les besoins multiples et complexes d’une population ottavienne grandissante et de plus en plus diversifiée. Il ferait connaître Ottawa comme ville bienveillante, qui donne la priorité à la santé et au bien-être des gens, surtout des individus qui sont marginalisés et dans le besoin. Il contiendrait :
  • Un financement des services sociaux qui marche de pair avec le financement des autres services municipaux importants.
  • Une consultation publique authentique dans le but de guider l’orientation du plan.
  • L’établissement d’un cadre d’évaluation visant à suivre la performance de notre plan relativement aux besoins changeants et grandissants de la collectivité.
  1. Transport en commun abordable : Financer en priorité la création d’un laissez-passer pour personnes à faible revenu pour que tous les résidents et résidentes à faible revenu puissent se procurer ce laissez-passer en janvier 2017 au plus tard. Les critères d’admissibilité seraient fondés sur le seuil de faible revenu. Le laissez-passer ne coûterait pas plus de 41,75 $ par mois et les personnes qui n’ont pas les moyens de le payer bénéficieraient d’un tarif réduit unique.
QUESTIONS À POSER

(àparaître bientôt)

CEPENDANT, LA RÉALITÉ EST INQUIÉTANTE À OTTAWA

(àparaître bientôt)

TRANSPORT EN COMMUN ABORDABLE

Les résidents les plus vulnérables d’Ottawa ont besoin d’un conseiller municipal qui s’efforce de créer une ville pour tous – une ville où tout le monde a accès à un service de transports en commun abordable.

POURQUOI C’EST IMPORTANT

OC Transpo représente de plus grandes possibilités de déplacement pour ceux et celles qui ne disposent que de choix limités – en majeure partie les jeunes, les aînés, les personnes handicapées et les personnes à faible revenu.

Un système de transport en commun abordable et accessible à tous contribue au bien-être social et à la prospérité économique d’Ottawa. Les communautés prospèrent quand les gens peuvent se déplacer aisément.

OC Transpo s’engage à appliquer l’Optique d’équité et d’inclusion à tous ses services afin de s’assurer que personne n’est exclus.

Des recherches ont démontré qu’un système de transport en commun abordable favorise un développement économique accru et contribue à l’augmentation de la population active.

Lorsque les coûts du transport en commun a augmenté, le nombre de personnes qui l’utilise a diminué.

Dix villes ontariennes (Cornwall, Elliot Lake, Guelph, région d'Halton, Hamilton, Kingston, Peterborough, Waterloo, Windsor, région de York) ont un laissez-passer pour les résidents à faible revenu. Toronto étudie la question. Calgary, Banff, Saskatoon, Regina et la Colombie-Britannique ont également un laissez-passer pour les résidents à faible revenu. 

NOUS CROYONS QUE

Je crois qu’un système de transport en commun devrait être abordable et accessible à tous, y compris aux jeunes, aux aînés, aux personnes handicapées et aux personnes à faible revenu d’Ottawa.

Cet enjeu m’importe, car personne ne devrait manquer un rendez-vous chez le médecin, ne pas pouvoir obtenir un service ou ne pas poser sa candidature pour un emploi parce qu’elle ne peut pas se déplacer dans la ville d’Ottawa.

Je demande au Conseil municipal d’approuver l’établissement d’un laissez‑passer pour les résidents à faible revenue afin de rendre le transport en commun plus abordable.

Points à l’appui:

Plus de 40 organismes appuient l’établissement d’un laissez‑passer pour les résidents à faible revenu. Par ailleurs 2 000 personnes ont signé la pétition en ligne et sur papier.
La Ville d’Ottawa a étudié la possibilité d’établir un laissez‑passer pour les résidents à faible revenu et a publié un rapport contenant deux options. Nous sommes en faveur de l’option qui recommande un rabais de 62 % pour les laissez‑passer pour les résidents à faible revenu. Il s’agit d’un rabais similaire à celui pour les laissez‑passer mensuels pour les personnes âgées et les laissez‑passer communautaires. Le rabais de 62 % coûterait 3,3 millions par année.

QUESTIONS À POSER
  • La Ville d’Ottawa a étudié la possibilité d’établir un laissez‑passer pour les résidents à faible revenu. Le rapport est maintenant disponible et contient plusieurs options. La Ville n’a pas indiqué quelle option (s’il y a lieu) elle soutient. Que pensez‑vous de la création d’un laissez-passer pour les personnes à faible revenu pour tous les résidents dont le revenu est inférieur au seuil de faible revenu?
CEPENDANT, LA RÉALITÉ EST INQUIÉTANTE À OTTAWA

La Ville d’Ottawa a pris du retard sur d’autres villes d’Ontario (par exemple, Cornwall, Guelph, région d’Halton, Hamilton, Kingston, Peterborough, Waterloo et Windsor) du fait qu’elle ne possède pas un laissez-passer pour les résidents à faible revenu. Le processus et les systèmes sont déjà en place dans d’autres villes d’Ontario.

L’augmentation des tarifs fait que les personnes à faible revenu ont de la difficulté à payer les frais des transports en commun. L’augmentation des coûts du transport en commun engendre une diminution de son utilisation.

Ottawa possède l’un des systèmes de transport en commun les plus chers au pays.

  • En 2014 et 2015, le coût du laissez‑passer communautaire a augmenté pour les usagers d’OC Transpo qui reçoivent des prestations du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH).
  • En 2014, l’augmentation des tarifs la plus importante a été la hausse de 16,4% pour le laissez-passer communautaire, qui est passé de 35$/mois à 40,75$/mois.
  • En 2015, le tarif du laissez-passer communautaire a encore augmenté de 1$/mois. Les détenteurs ont donc dû payer 19,3% (ou 6,75$) de plus qu’en 2013.
  • L’augmentation des tarifs des laissez‑passer communautaire était plus élevée que toute autre augmentation des tarifs du transport en commun de même que du taux d’inflation.

Certains secteurs de la ville, dont les communautés rurales, n’ont pas de système de transport en commun. Dans certains secteurs d’Ottawa, les autobus ne passent pas souvent, arrêtent de passer tôt en soirée ou prennent un trajet inefficace et des routes sinueuses. Les détenteurs de laissez-passer communautaire âgés de moins de 65 ans doivent payer des frais supplémentaires de 2,10 $ (ou un billet additionnel) chaque fois qu’ils ont recours au service de Para Transpo. Cela s’élève à 4,20 $ (ou deux billets) pour chaque trajet aller-retour dans un véhicule Para Transpo. Cinq pour cent des résidents jugent le système de transport en commun « excellent » alors que trente-trois pour cent le considère « médiocre ».

SERVICES COMMUNAUTAIRES ET MUNICIPAUX: INFRASTRUCTURE SOCIALE

En quoi consiste l’infrastructure sociale? L’infrastructure sociale englobe tous nos ressources communautaires. Notre infrastructure sociale regroupe les organisations, les services, les personnes et les réseaux qui offrent de l’aide à notre communauté.

POURQUOI C’EST IMPORTANT

L’infrastructure sociale d’Ottawa comprend les services importants nécessaires, tels que les logements, la garde d’enfants ainsi que les services récréatifs et communautaires.

Les budgets municipaux de 2010 à 2016 ont compromis les services sociaux pour les résidents d’Ottawa. Il pourrait s’avérer plus difficile d’obtenir des services de santé mentale, de l’aide aux aînés et aux femmes victimes de violence ainsi des services de logement.

Les provinces financent généralement les services aux femmes victimes de violence. Toutefois, il existe des services d’aide, tels que des programmes de jour, qui permettraient de réduire les risques pour les femmes de se retrouver sans abri ou victimes de violence. 

Deux coupures ont nui aux secteurs des services communautaires:

Le « report » du budget pour le développement durable en 2011 qui réduit de 500 000 $ par année le budget additionnel offert par les organismes.
En 2013, les frais pour les projets communautaires qui visaient à redresser les besoins émergeants ont été éliminés afin d’économiser 575 000 $ par année.

L’affaiblissement de l’infrastructure sociale détruit les relations entre les gens dans les quartiers et dans la communauté en générale.   

NOUS CROYONS QUE

Le budget pour l’infrastructure sociale d’Ottawa doit tenir compte de la croissance de notre population et du budget des autres services municipaux.
Les services sont compromis pour les résidents d’Ottawa qui dépendent des services sociaux pour tout, à savoir les services de santé mentale, l’aide aux ainées, les services aux femmes qui risquent de se trouver sans abri ou victimes de violence.

Par exemple, alors que les dossiers du personnel du Programme Ontario au travail augmentaient (de 2010 à 2016), le nombre du personnel du Programme diminuaient pour optimiser les « gains efficacité ». Le ratio de personnel du Programme par rapport au nombre de clients est passé de 1 agent pour 109 clients à environ 1 agent pour120 clients. Cette réduction de services touchent les personnes les plus vulnérables.

Nous demandons au Conseil municipal de s’assurer que le budget pour les services communautaires augmente et évolue comme les budgets pour les autres services municipaux. Le budget doit tenir compte des besoins de plus en plus complexes des personnes marginalisés. Par exemple, les personnes qui vivent dans la pauvreté doivent naviguer parmi les systèmes pour les banques alimentaires, le transport, la garde d’enfants, la santé mentale et bien plus.

QUESTIONS À POSER
  • Comment peut-on s’assurer que le budget alloué à l’infrastructure sociale tient compte de la croissance de la population et des budgets alloués aux autres services municipaux dans le budget 2017?
  • Ottawa possède une population en croissance et vieillissante. Comment le budget tient-il compte de la demande croissante pour les services essentiels?
  • Quand les résidents d’Ottawa pourront-ils connaître les résultats de l’examen des services? Quelle garantie avons-nous que les changements n’engendreront pas une baisse des services aux résidents? 
  • Comment envisagez-vous les services communautaires et sociaux? 
  • En quoi consiste la stratégie d’investissement communautaire à long terme de la Ville?
CEPENDANT, LA RÉALITÉ EST INQUIÉTANTE À OTTAWA

Le budget pour les services communautaires et sociaux n’évolue pas comme les autres budgets municipaux ou la croissance de la population.

Au dernier recensement, la population d’Ottawa avait augmenté de 9% pour atteindre 883 000 personnes.
En supposant que la croissance entre 2011 et 2016 soit un peu moins élevé, disons 7 %, la population à Ottawa s’élèverait à 944 800 personnes. Sachant que 15 % de la population vivent à faible revenu, la croissance de la population à faible revenu serait de 9 300 personnes sur une période de cinq ans.
Dans le budget municipal de 2010 à 2016, le budget alloué aux services communautaires et sociaux est moins élevé (15 %) que pour tous les autres services municipaux. Le taux de tous les autres services municipaux a augmenté plus rapidement. Par exemple, celui du développement économique a augmenté de 222%, celui des parcs et loisirs de 32 % et celui des transports de 43%.
Le fait que les dépenses pour les services communautaires et sociaux n’évoluent pas au même rythme que pour les autres dépenses empêchent les organismes de répondre aux besoins grandissants.

D’après le document des orientations budgétaires de 2016-2018, le personnel doit mener un examen transparent des servies afin d’optimiser la prestation des services et de servir le mieux possibles les intérêts des contribuables. Cela pourrait-il entrainer une baisse des services et du nombre de personnel qui offre les services?

DÉMOCRATIES

POURQUOI C’EST IMPORTANT

Les services sur lesquels nous comptons quotidiennement sont façonnés par le budget municipal. Par exemple, la manière dont les budgets seront alloués et les services qui seront offerts.  Le mieux-être de tout le monde en dépend.

La voix des résidents les plus marginalisés aide les décideurs à prendre des décisions éclairées.

NOUS CROYONS QUE

Faire compter les voix encourage les résidents à rester informer et à participer à tous les niveaux politiques.

Nous croyons qu’il faut écouter les voix et les points de vue des gens de tous les milieux et de tous les niveaux de revenu dans le cadre des enjeux municipaux. Nous pouvons prendre de meilleures décisions lorsque nous comprenons leurs besoins et expériences de vie.

Il faut permettre aux gens de donner leurs avis lorsque les changements sont encore possibles. Ce qui doit engendrer des changements visibles.

Nous avons conscience des pressions auxquelles la Ville fait face. Nous savons que le conseil et personnel municipaux sont restreint par le temps et le budget dont ils disposent. Nous souhaitons collaborer avec la ville pour nous assurer que les points de vue des résidents sont bien accueillis et intégrés.

Nous demandons au Conseil municipal d’Ottawa d’assurer l’intégration de la Stratégie de participation publique de 2013 dans son travail.

QUESTIONS À POSER
  • Certains résidents trouvent les processus actuels de consultation inutiles. D’après vous, quelle serait une consultation valable qui permettrait de tenir compte des voix des résidents les plus marginalisés dans le processus budgétaire?
  • Le budget de 2016 prévoit une série « d’examen des services ». Devrait-on établir le public comme la référence pour tous les examens et leurs résultats?
CEPENDANT, LA RÉALITÉ EST INQUIÉTANTE À OTTAWA

Le budget préliminaire de 2016 ne contient pas de détails sur les gains d’efficacité (réductions des coûts ou économies). Le public n’a été informé que lorsque les chefs de service feront une présentation aux comités, conseils ou commissions, ce qui a eu lieu le même jour où les délégations publiques ont présenté leur point de vue.

Au cours des six dernières années, plusieurs services ont été changés à cause de « gains d’efficacité ». Il n’existe pas de politique ou d’engagement politique visant à examiner les répercussions de ces changements sur les résidents.  

Plusieurs résidents et organismes ont formulé leurs préoccupations concernant les services touchés par le budget municipal préliminaire. Cependant, aucun changement n’en a découlé. Il s’agit d’une tendance qui se maintient depuis bon nombre d’années. Ce qui décourage les résidents à exprimer leur point de vue.

Le personnel municipal doit tenir compte de la Stratégie d’engagement public pour intégrer les voix de tous les résidents concernés. Toutefois, il n’existe aucune stratégie particulière pour le Conseil municipal.